
La Coupe d’Afrique des nations 2025, que le Maroc rêvait d’ériger en vitrine de son savoir‑faire, restera surtout dans les mémoires comme une édition minée par les scandales, des tribunes jusqu’à la pelouse.
Entre billetterie chaotique, stades à moitié vides, accusations d’arbitrage partial et finale sous haute tension, le tournoi a souvent donn.é l’impression que l’organisation penchait en faveur du pays hôte.
Billetterie, stades vides et marché noir
Dès les premiers matchs, un paradoxe frappe les supporters : sur le papier, les rencontres du Maroc affichent presque complet, mais des milliers de sièges restent désespérément vides dans des enceintes annoncées à guichets fermés. Alors que les billets sont introuvables pour le grand public, la presse et les réseaux sociaux dénoncent une billetterie verrouillée par une application numérique complexe, le Fan ID obligatoire et un marché noir qui prospère. Des lots entiers de billets, achetés en masse puis difficilement revendables à cause des restrictions, finissent ainsi bloqués, alimentant la colère des supporters et l’image d’une CAN confisquée. Face à la montée des tensions, les autorités marocaines mettent en place des bureaux judiciaires dans les stades pour traiter les infractions liées à l’accès et à la sécurité. Entre le 21 décembre et le 6 janvier, 152 infractions sont enregistrées, dont 128 se soldent par des poursuites pour tentatives d’accès frauduleux, spéculation ou troubles à l’ordre public. Loin de rassurer, ces chiffres illustrent au contraire l’ampleur du malaise autour de l’organisation.


Polémiques arbitrales et soupçons de favoritisme
Sur le terrain, la compétition n’est pas plus apaisée. De la phase de groupes jusqu’aux tours à élimination directe, plusieurs sélections accusent l’arbitrage d’être trop accommodant avec le pays hôte. Des experts parlent de « scandales honteux » et de décisions « sans précédent » dans l’histoire récente de la CAN, estimant que certains choix auraient aidé le Maroc à franchir des caps décisifs. La Tanzanie, battue en huitième de finale, crie au scandale, tout comme le Nigeria après sa demi‑finale, pointant des fautes non sifflées, des cartons distribués à sens unique et des penalties contestés. La controverse atteint un tel niveau que la Confédération africaine de football ouvre une enquête après un quart de finale particulièrement tendu, rappelant que tout comportement contraire aux standards de professionnalisme sera sanctionné, sans toutefois détailler publiquement les faits reprochés.
Un climat explosif autour de la finale
Dans ce contexte déjà empoisonné, la finale Sénégal–Maroc à Rabat se déroule dans une atmosphère électrique. Les jours précédant le match, des médias sénégalais dénoncent un « scandale silencieux des billets » : supporters dissuadés de faire le déplacement faute de garanties d’accès au stade, billets introuvables et crainte d’un public largement acquis aux Lions de l’Atlas.


L’impression domine que la fête est organisée sur mesure pour le pays hôte, et que les fans adverses sont relégués au second plan. Sur le terrain, la rencontre vire au chaos dans les dernières minutes du temps réglementaire, lorsqu’un penalty accordé au Maroc est jugé extrêmement sévère par les Sénégalais. La tension est telle que la partie frôle l’arrêt pur et simple, et le rapport de force entre arbitres, officiels et joueurs laisse une nouvelle fois planer le doute sur la neutralité du dispositif.
Ces scandales qui choquent le plus
– Le manque de sécurité autour de l’équipe sénégalaise qui se s’est faite encercler dans des transports.
– Yevhann Diouf,deuxième gardien du Senegal, poursuivi et attaqué par des joueurs marocains à cause d’une serviette. Sans oublier le geste d’Hakimi incomprehensible. Rappellons que l’homme coursé au stade a spécifié pendant l’interview d’après match qu’il protégeait la serviette juste pour que le premier gardien sur le terrain essuie les gangs et le visage.
Pourquoi se faisait-il traîné au sol pour une simple serviette ? C’est la question que le monde entier continue de se poser jusqu’à présent
– L’annulation de la conférence de presse d’après match lorsque les Sénégalais devaient donner leurs impressions. La raison évoquée est la sécurité des journalistes Comment s’est possible ?
-Des stades vides lorsque les équipent adverses jouaient et plus que pleins lors du match des marocains.
À se demander: Ce qui s’est passé et où est passé l’hospitalité des marocains?
Maroc devait-il absolument gagné et être favorisé pour respecter les autres nations africaines?


Malgré tout, la persévérance des Lions du Sénégal
Malgré ce climat délétère, le Sénégal refuse de se laisser happer par la polémique et s’accroche jusqu’au bout. En prolongation, les Lions de la Teranga font finalement basculer la rencontre grâce à une frappe puissante de Pape Gueye, qui ouvre le score et offre la victoire aux siens.
Au terme d’une finale rocambolesque, le Sénégal s’impose 1–0 et décroche un deuxième titre continental, quatre ans après son premier sacre.
Dans une CAN marquée par les soupçons, les scandales de stades vides, la confusion autour des billets et les accusations d’arbitrage biaisé, la victoire sénégalaise apparaît comme la récompense d’une persévérance sans faille. Les Lions de la Teranga repartent du Maroc avec un trophée, mais aussi avec l’image d’une équipe qui a su rester debout et lucide dans la tourmente, là où l’organisation, elle, laisse de nombreuses questions en suspens.



Carine Oum, JRI
Images prises sur le net…

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