
En octobre 2025, l’élection présidentielle au Cameroun a été marquée par une forte contestation et des violences post-électorales.

Le Conseil constitutionnel a annoncé la réélection du président Paul Biya avec environ 53, 66 % des voix, mais l’opposition, menée par Issa Tchiroma Bakary, conteste ces résultats dont le sien était de 35, 19% et revendique la victoire.
Depuis cette annonce, manifestations qui vont déjà sur 05 jours ont eu lieu dans plusieurs villes, notamment à Garoua et Douala, sévèrement réprimées par les forces de sécurité, causant plusieurs morts, des blessés et de nombreuses arrestations .

La répression et la restriction des libertés civiles, telles qu’interdictions de rassemblements, arrestations de militants et contrôle des médias, ont été dénoncées par plusieurs organisations internationales et observateurs.
Cadre légal international sur les droits humains en période électorale
Le Cameroun est soumis au respect des normes internationales en matière de droits de l’homme, notamment celles inscrites dans :
– La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) qui garantit la liberté d’expression, de réunion pacifique et le droit de participer aux élections libres.
– Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) qui oblige les États à protéger les droits à la liberté d’opinion, d’expression, de réunion et à assurer la tenue d’élections libres, justes et périodiques.
– La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui comprend des garanties similaires adaptées au contexte africain.
Reactions des ONG et organisations internationales
À la suite de la présidentielle 2025, plusieurs acteurs ont exprimé leurs préoccupations :
* Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’enquêtes sur les violences post-électorales et dénoncé l’usage excessif de la force contre les manifestants.
* Amnesty International, Human Rights Watch et l’Union européenne ont condamné la répression violente des manifestations, demandant transparence, justice et libération des personnes détenues arbitrairement.
* L’ONU a déploré des restrictions croissantes de l’espace civique et démocratique, telles que les interdictions de rassemblements, les intimidations des candidats de l’opposition, ainsi que la censure médiatique.
Cependant , il faut relever que les manifestations qui avaient été annoncées pacifiques ont complètement changées laissant place au vandalisme et au grand banditisme.

La question est donc posée : Quelle est la meilleure décision à prendre dans ce cas?Oppreser ou discuter?

La situation électorale au Cameroun en 2025 illustre une gravissime crise des droits de l’homme, où la liberté d’expression, de manifestation et la justice sont mises à rude épreuve.
La communauté internationale, par le biais d’ONG et d’organes comme l’ONU, exhorte le gouvernement à garantir ces droits fondamentaux et à enquêter sur les violences, afin d’assurer un climat politique inclusif, pacifique et conforme aux engagements internationaux du Cameroun

Carine OUM, JRI

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