Les nouveaux tarifs d’électricités sont entrés en vigueur le 1er janvier 2023.Cette décision de ARSEL qui crée la panique dans des familles n’est pas apprécié de tous. Pourtant la nouvelle grille tarifaire concernant l’électricité ne concerne que les clients moyenne tension dont les entreprises et les sociétés. Quant aux consommateurs basses tension ou ménages ils en sont épargnés.

L’année 2023 est marquée depuis le 1er janvier par une augmentation du prix de l’électricité.
bien que les prix ne soient applicables qu’aux industries et même entreprise, plusieurs plaintes sont tout de même enregistrées.
Désormais, les entreprises ayant souscrit à un abonnement de la tranche 0-0,05 MW et qui cumulent un volume de consommation situé entre 0 et 200 heures paieront 125 FCFA le kWh aux heures de pointe (18h-23H) et 95 FCFA aux heures creuses (23H-18H). Si leur consommation excède 400 heures, le coût sera abaissé de 10 FCFA. Par ailleurs, les clients de la tranche 0,5 MW-1 MW, paieront aux heures creuses, 70F/kW (de 0 à 200 heures), 60 FCFA/kW (de 201 à 400 heures) ; 55 FCFA/kW (au-delà de 400 heures) et 95FCFA/kW aux heures de pointe le tout assortie d’une prime mensuelle 5 500 FCFA /mois. La tranche la tranche 9-10 MW paiera 14 FCFA le kW avec une prime à la consommation de 18 090 FCFA.
Les nouveaux tarifs étant une conséquence d’une décision du 12 décembre dernier de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) sur les tarifs sont applicables aux clients Moyenne tension et « Grands comptes ».
« Les seuls clients concernés par cette décision, au nombre d’à peu près 2 500, sont des entreprises, industriels et grands commerces catégorisés dans la classe des clients Moyenne tension aux Grands comptes », fait savoir Eneo à ses agents. De ce fait, « les ménages et petits commerces qu’on retrouve dans la catégorie des clients Basse tensions ne sont pas concernés par cette décision », Eneo ajoute que ces petits clients sont au nombre de 1,8 million dans le portefeuille d’Eneo. « Leur tarification reste régie par la décision d’Arsel signée en 2012 ».
En d’autres termes seuls ceux qui reçoivent de l’énergie en grande quantité pour des activités commerciales (PME et les PMI ayant souscrit à un abonnement dont la puissance est comprise entre 0,036 MW et 4 MW). Sont concernés ici les boulangeries, hôtels, centres commerciaux, complexes résidentiels…Suite à cet ajustement, l’Arsel renseigne que les tarifs fixés augmenteront de 5% chaque année jusqu’en 2026 pour les clients se situant dans la tranche de consommation 0 MW-3 MW et de 10% pour ceux de 3 MW-10 MW. Il invite les entreprises à « ajuster la puissance souscrite à leurs besoins réels ».
Cet ajustement à la hausse que devront supporter les entreprises aura un impact sur leurs coûts de production qui seront, répercutés auprès du consommateur final.
Selon la société civile ,cette décision fixée par l’Agence de régulation du secteur de l’électricité devrait être reportée car elle va être l’encontre de la stratégie d’import-substitution mise en place par le gouvernement Camerounais et consacre à plus de 30 % la hausse de prix d’électricité. Un avis partagé par la Fondation camerounaise des consommateurs. La FOCACO dénonce l’étranglement du consommateur et une complicité entre le régulateur et le concessionnaire d’électricité.
Carine OUM,JRI.

Laisser un commentaire